Le progphète poursuis sa recherche musicale depuis 2015. Blues, jazz, metal, rock, musique électronique, musique savante ou extraits de film, tout est bon dans le son. Ce site regroupe l'ensemble des albums publiés et en cours de diffusion.
Charge mentale, hérédité, avatars et sapinettes. Tu sens que tu as besoin d'une bonne claque dans ta gueule ? La voici.
À l’origine, je voulais faire un album de drum and bass. J’ai commencé quelques morceaux, j’en étais assez content, mais pas de quoi en faire un album entier. Finalement, j’ai appris à accepter ce qui venait naturellement, et ce qui est sorti, c’est Lourd. Comme quoi, en composition, il vaut parfois mieux accepter ce qui vient...
Cet album a été composé pendant une période assez difficile sur le plan personnel. Peut-être que tout cela explique, même inconsciemment, pourquoi cet album est un tel pachyderme. D’où le titre. Peut être que si l'EP retrouvaille avec Waldgebiet, Dark Clusaders, n'avait pas été acoustique, ce dire aurait était moins heavy ?
Les influences vont du grunge (Gruntruck, Soundgarden, Alice in Chains) au metal (Neurosis, Burzum), en passant par le jazz fusion. J’écoutais aussi beaucoup ZZ Top, Megadeth, Metallica, Rush, Therapy? ou Helmet pendant cette période. Ça s’entend sans doute.
Techniquement, on retrouve mes marqueurs habituels : des samples, notamment de JoJo’s Bizarre Adventure, du clavier MIDI pour les parties solo… La nouveauté, c’est surtout au niveau des collaborations : pour la première fois, quelqu’un d’autre chante sur un de mes titres, et signe aussi les paroles (Helioconus sur Lignée). Et puis The Wojazz regroupe trois invités – Ardeleiz, Waldgebiet, et Aratos (qui apparaît ici pour la première fois), chacun imprimant sa patte à une partie de guitare pour la jazz des Wojak.
C’est clairement, à ce stade, l’album que j’ai le mieux produit. Et du point de vue de l’écriture, je sens que le cap de qualité amorcé avec ♃ s’est affirmé ici.
Le poids du monde dans le spleen post-internet. A écouter dans le métro bondé
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Après ♃, qui était assez lourd et dense, j’avais envie d’explorer une autre facette : quelque chose de plus calme, plus épuré, plus jazz aussi. Abstraction c'est le petit frère mélancolique et pensif.
Je l’ai composé lors de ma première année en Auvergne. C’était un moment un peu flottant, entre nouvelle vie et nostalgie, et j’ai ressorti deux morceaux que j’avais écrits à la fac avant Outer Silence : Coup d’œil à l’été et Romance de Minuit, avec de nouvelles paroles. Le premier notamment, permettait d'avoir un titre un peu plus heureux et positif. Les titres discutent de l'Homme à l'ère de la post-réalité, de plus en plus abstrait, numérique et fluide.
Je me suis beaucoup appuyé sur des influences jazz – même si, ironiquement, je n’en écoute pas tant que ça. Disons que ce sont surtout les instrumentaux qui m’ont guidé : Monk, Charlie Parker, Mingus, Art Blakey… avec l’envie d’y mettre ma voix. A côté de cela, citons aussi Porcupine Tree, Thievery Corporation et Nujabes. Pour les textes, Jacques Brel et Barbara, évidemment, mais aussi Jean-Louis Murat, Gérard Manset ou encore Bashung.
Techniquement, on est très ancré dans le cool et le bebop, avec des structures assez typiques à base de turnarounds. J’ai énormément utilisé le clavier MIDI ici, pour les sections de cuivres et de piano (sur quasiment tous les titres). Comme toujours, un peu de sampling, notamment d'Akira et de Tetsuo, l'Homme Machine (tous les deux sur Robot-Ethnik, qui oui, est une référence à Robotnik)
Avec du recul, je pense que c’est peut-être encore mon album le mieux composé. En revanche, la production est encore un peu terne… il méritera son remaster et sans doute l'achat de meilleurs VST.
C'est l'album du sombre, du bizarre, c'est de la bande-son de ta prochaine fête d'Halloween.
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♃ est né à la fin d’une des années les plus difficiles de ma vie. Il fallait que ça sorte, quelque part... c’était lourd, intense, pesant. Cet album a été pour moi un exutoire, une manière de digérer tout ça, de le mettre en forme, de l’exorciser peut-être.
Je l’ai enregistré à Toulouse, dans mon appartement, un peu exténué, mais en essayant de garder un cap, un espoir de jours plus légers. Le nom ♃ est un clin d'œil au quatrième album sans titre de Led Zeppelin et à ses symboles. ♃ c'est le symbole de Jupiter. Il a aussi l'avantage de ressembler à un 4 manuscrit… donc à vous de choisir : vous pouvez l’appeler ♃, Jupiter ou simplement 4.
Musicalement, c’est très grunge dans l’esprit : Alice in Chains, Soundgarden, Black Sabbath, Electric Wizard… même un peu d’Opeth pour la partie acoustique de Dame Blanche.
Je poursuis ici mes explorations sonores : la place du sample est cruciale, notamment dans Festival du Surnaturel, dont les premiers essais remontent à 2012 ! L’album accueille aussi deux guests : Waldgebiet au chant sur Ali Farka Bourré, et Ardeleiz à la guitare et au chant sur Oscillating Spotlight Blues.
Avec le recul, je suis assez satisfait du résultat : c’est, à ce moment-là, mon album le mieux produit, et probablement celui où le fond et la forme sont le plus en phase.
Double album-somme. Tu y trouveras ton enfance, ta mort, ta résurrection et tes rêves, mais je ne te promet ni l'état ni l'ordre.
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J’ai repris des morceaux enregistrés entre 2017 et 2020, une grosse remise à plat. J’étais déjà à une heure de musique, donc j’ai décidé d’y ajouter quelques titres inédits pour en faire un double album. Let's Go To War , Le Réveil des Esprits, Old Songbook, Comme une campagne, Doliprane Blues notamment sont des morceaux que j'avais en stock depuis des années, quelque part, ça aurait dû être ça mon premier album. Musicalement, c’est très varié : ça va de Coltrane à Queens of the Stone Age, en passant par Hendrix, Santana ou le British Blues Boom. D'où ce nom de (Re)collages .
C’est aussi à ce moment que j’ai acheté mon clavier MIDI, ce qui m’a permis de rajouter des parties de sax, de clavier, et de programmer la batterie plus proprement. Tout ça donne un album très dense, très riche. Mon seul regret, c’est la prod : je débutais encore sur Ableton, et je ne savais pas encore vraiment comment bien mixer et masteriser autant de pistes.
Fun fact : c’est le premier album où j’ai des guests : Waldgebiet apparaît à la guitare et aux claviers sur "Revenu d’Entre les Morts" et Loupiane Wolf a écrit le texte de Comme une campagne. Et juste après ce projet, on a enchaîné ensemble deux autres albums : Sturm und Drug (mai 2021) et La Marque de la Bête (août 2021).
Une galerie de scenettes, aux amateurs de François truffaut ou d'anime Slice of Life comme Lucky Star.
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À la base, je n'avais pas prévu d'en faire un album. Il est venu tout seul au monde à force d'avoir des enregistrements pendant une même période. C’était ma deuxième année de Master à Strasbourg, en plein premier confinement, courant 2020. Je revenais tout juste d’un séjour chez mes parents — j’avais vu Made in Abyss au cinéma — et heureusement, j’avais pris ma guitare acoustique et ma carte-son avant de repartir en stage.
J’ai enregistré quelques morceaux dans mon appartement étudiant, en me filmant, de quoi faire un EP, ce qui m'a poussé à poursuivre l'expérience jusqu'à avoir un album. Musicalement, c’est très influencé par le Delta Blues et la folk à la John Fahey. C’est aussi à ce moment que j’ai acheté Ableton — une étape importante — et j’y chante sur la moitié des titres. J'avais envie d'un disque un peu "conteur d'histoire", de tranches de vie, d'où ce nom de musique à sketches, inspiré des films à sketches.
Avec le recul, j’en suis plutôt content. L’instrumentation est volontairement dépouillée — une guitare, parfois deux, et ma voix — mais je trouve que ça reflète bien l’ambiance du moment, avec un superbe artwork made in Jeanneley. Un remaster est prévu pour 2025. A la suite de cet album j'ai enregistré un morceau pour Strasbouge Encore.
Un voyage orbital dans le vide intersidéral. La seule horloge est un pulsar, au programme : des systèmes binaires, un trou noir, toute une galaxie musicale.
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Mon tout premier album. Je l'ai composé pendant ma première année de Master de physique à Paris. J'ai enregistré une première partie en février-mars 2019, puis finalisé l’ensemble pendant l’été avant sa sortie en septembre. Musicalement, c’est un album instrumental, né de l’envie de faire un album de jam, inspiré par Electric Octopus, le Grateful Dead, Phish ou encore The Disco Biscuits. Il fallait que ça sorte, on parle beaucoup du silence interieur (inner silence) donc j'ai souhaité détourner ce nom avec une idée de silence extérieur.
Plusieurs morceaux viennent d’une seule jam improvisée que j’ai découpée, éditée et reconstruite après coup. La batterie, je l’ai jouée avec VirtualDrumming — faute de clavier MIDI ou de VST à l’époque — et tout le mix a été fait sur Audacity, ce qui donne une production que je trouve terne maintenant. Il bénéficiera d’un remaster en 2025.
Avec le recul, je vois Outer Silence comme une bonne base. Ce n’est pas un album parfait, mais il m’a permis de me lancer. C’est un disque un peu trop ambiant parfois, mais qui a marqué le vrai point de départ. C’est aussi le seul de mes albums sans guitare acoustique !
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